Paul Posichon dit "Paulo les Gaz"
06/03/2007 17:50 par motogp

De la mob de course très spéciale sur laquelle il s'était fait les dents (le dos, les genoux, etc), Paulo a gardé le goût de l'engin vif et maniable. Son penchant pour les travers (à moins que ce ne soit le contraire) et sa préférence pour le bitume l'ont amené à modifier ce trail bike en vue d'une utilisation exclusivement routière. La redoutable agilité de l'ensemble, alliée au caractère enjoué du monocylindre 4 temps, peu puissant mais alerte, font de cette machine un outil diabolique en ville et sur parcours très sinueux.

Remisée dans un coin d'atelier, la vieille Norton Commando du père Manchzeck a cédé la place à ce sublime café-racer d'outre-manche. Le look un poil rétro de cette machine abrite une mécanique résolument moderne. Puncheur à souhait, ce trois cylindres 4 temps issu de la Triumph Trident propose un agrément et des performances de tout premier ordre.

La Norton de Joe L'Arsouille est l'héritière "fiabilisée" de la 750 Commando apparue fin 67. Soignée de très près en 68 par un ingénieur-pilote génial, Peter Williams et le célèbre Bob Trigg, cette moto mythique est un véritable objet de culte depuis sa naissance. Couple d'acier et gueule de déesse : elle restera gravée à tout jamais dans les esprits rebelles soucieux de sensations.

Inconditionnel de Kawasaki dans les années 70, Ducable n'a pas hésité à trahir sa marque fétiche pour rester au top de l'arsouille sur route ouverte. Après avoir pulvérisé une bonne poignée de Yamaha 500 RDLC et Suzuki 500 Gama, célèbres pour leurs 4 cylindres à trous, faute de pièces disponibles, pour se tourner vers la sportive 4 temps. Véritable bête de circuit mais trop exclusive, la 750 ZXR Kawasaki a finalement été écartée au profit de la Suzuki GSX-R, plus efficace sur route. Des belles années sur sa 750 H2, Jean-Raoul n'a conservé qu'un vieux blouson rapé, vert Kawa évidemment.

C'est en 72 que ce fabuleux trois cylindres - deux temps montre ses dents acérées alors que Jeannot La Case se paye la version verte en 74. Capable de 200 km/h et 12" au 100 mètres départ arrêté, la H2 écumait les routes à l'affût de toute confrontation rivale. Une fleur des pistes bourrée de couple qui se dandine à souhait et freine "léger" mais ne connaît qu'un seul mot : "GAZ !".

L'acharnement du constructeur italien à ne jamais baisser les bras face à l'envahisseur nippon, permet à ce vieux Guido de chevaucher, aujourd'hui encore, cette bonne vieille 900 desmo. Cela dit, si le nom est inchangé, l'ensemble de la partie cycle et l'immuable bicylindre en "L" ont suffisamment évolué pour que la grosse Ducat' demeure une arme redoutable. Brasletti a choisi la version demi-carénée en hommage à la vieille 900 qui fit sa gloire.

Dès 77, la Ducati 900 SS fait rêver : une bête de course pour la route est née. Rigide, saine, bonne freineuse et animée par le puissant bicylindres en V auréolé de victoires, c'est LA moto qu'il faut pour compléter le Joe Bar Team. Phil Read, Paul Smart et le grand Mike Hailwood (Mike the Bike) auront posé leurs mains sacrées sur le guidon de cette grande dame pleine de couple à la ligne pure et dure.

L'énorme Big One, avec son 4 cylindres en ligne, sa selle rabaissée et son grand guidon, colle parfaitement à l'esprit dans lequel Ed la Poignée avait curtomisé sa vieille 4 pattes dans les années 75. Le gros moteur à refroidissement liquide, emprunté à la 1000 CBR, trahit la modernité de cette superbe machine dont les lignes agressives évoquent indéniablement le look "production" des motos de série modifiées qui animaient le championnat U.S. à la fin des années 70.

En 1969, la Honda 750 four, alias "quat' pattes", impose son moteur quatre cylindres (quasi-révolitionnaire sur une moto à l'époque), sur le marché international. Grosse, impressionnante, prête à râcler le bitume de ses carters généreux et mauvaise freineuse malgré un disque d'origine (une révolution en 69), la "quat'pots" est vite devenue une légende malgré ses imperfections et sa responsabilité dans la disparition des Anglaises de renom. A noter que la moto d'Edouard a fait l'objet de quelques modifs' très en vogue au milieu des années soixante dix, au niveau de la selle et de l'échappement.
Le joe bar team...La bd indispensable a tous bon motard qui se respecte...L'aventure d'une bande de joyeux luron adepte du 2 roues motorisé...